Il y a bien longtemps que je n'avais pas été à une dédicace. Je crois l'avoir dis, je ne suis pas un chasseur de dédicace,
exercice sympathique mais rien de plus. Enfin, j'ai pu dire à Christian CAILLEAUX que ma BD à emporter sur une île déserte serait sans doute "Le Troisième Thé"... Il parait que d'autres
emporteraient plutôt "Le café du voyageur"... J'ai aussi pu dire à Bernard GIRAUDEAU combien j'avais trouvé son interprétation de Saint Exupéry formidable... mais peut-être aurait-il préféré ne pas être là... Après tout, cela faisait bien deux ou trois heures qu'ils étaient en dédicace et ce n'était pas la cohue. Alors
je comprends largement leur lassitude. Hervé BOURHIS était également de la partie, effacé et pas bavard. En fait, j'ai bafouiller quelques mots inintelligibles. Je ne savais pas quoi
leur dire. Je préfère lire, plutôt que de parler... Sans doute préfèrent-ils écrire ou dessiner que de parler, c'est de bonne guerre !
"Piscine Molitor" (puisque c'est un peu pour ça que je fais un article) est une biographie de Vian. Enfin, mieux vaut connaître l'auteur et chansonnier avant de lire cette BD très
intimiste. On est dans la confidence ou on y est pas. Et puis, il y a des bons dans le temps, des personnages que l'on devine, des sentiments cachés... Au fonds, c'est une BD très sensible sans
sensiblerie. La guerre est esquissé, le talent aussi. Les esquisses sont d'ailleurs parfois plus belles que les oeuvres elles-mêmes. On y discerne l'éclosion d'un talent, la venue au monde d'une
oeuvre. "Piscine Molitor" donne des clés, entrouvre des portes... au lecteur d'approfondire, et c'est très bien comme ça...
16/20
Je ne dirai pas grand chose : voilà un chef d'oeuvre ! tout simplement. Un chef d'oeuvre fascinant, envoûtant, et diablement difficile à lire quand on a passé plus
de dix heures au bureau... alors je m'arrête à la page 285, sans tambour ni trompette, en laissant un petit post-it à la page, à l'attention du prochain lecteur, peut-être moi-même, ou mon fils
ou ma fille quand ils auront le bon ton de lire Boulgakov et de s'émerveiller sur la littérature russe... et ils seront tout surpris de voir surgir entre ces pages surréalistes où se côtoient
Jesus, Ponce Pilate et Satan, sans compter le maître et sa Marguerite (encore inconnus à ladite page 285) le tout dans le Moscou des années trente, en pleine terreur des Soviets et autres
technocrates d'un régime parfaitement inhumain*, des bribes du passé de leur papa, sans savoir si j'ai un jour repris la lecture de cette oeuvre magistrale du XX siècle.
Puisque je n'ai lu que la moitié, je n'attribuerai qu'une demi note, soit un 17,5/20
* Un peu la description de l'Enfer en somme...
Vendredi 26 Juin
2009 : mort d'une crise cardiaque à 50 ans de l'un des enfants terribles de la pop, Michael JACKSON.
Au-delà de la pop, il y avait un homme finissant, malade, endetté. Une fin tragique.
Et même si j'étais bien loin d'être un fan, je ne peux ignorer cet évênement parce que c'est un symbole musical d'émancipation des noirs aux Etats-Unis (le premier noir sur MTV !), parce que je
me souviens d'un reportage sur l'Iran des années 80 qui dansait aussi sur Michael JACKSON... et que "Billie Jean" est l'une des chansons que je retiendrai de Michael. Le monde retient son souffle
un instant, et repart.
So long Mike...
Synopsis : Une ancienne légende inuit raconte qu'une fois tous les sept ans, les esprits de toutes les proies abattues par les chasseurs se réincarnent
dans un être surpuissant à l'apparence d'un chien blanc, venu enlever la vie des hommes... et si la science aidait un peu la nature...
Encore une fois, TANIGUCHI nous émerveille par sa maîtrise du trait, de la tension qu'il sait insuffler dans les animaux,sans compter sur le réalisme des grands
espaces du grand Nord Canadien et d'Alaska nous obligeant presque à lire habillé d'un col roulé et d'un passe montagne tant le blizzard semble sortir des pages.
Cette série de Jirô TANIGUCHI a bien failli ne jamais voir le jour, et s'arrêter en plein milieu. Mais quelques éditeurs ont cru en cette belle fable, et l'aventure
est aujourd'hui en cours d'édition chez CASTERMAN (cinq volumes au total prévus).
Personnellement, je n'ai pas adhéré à cette histoire qui me semble trop tirée par les cheveux, trop invraisemblable. Mais au-delà du scénario, très bien ficelé au
demeurant, on reste subjugué par le réalisme de l'auteur à peindre les traits de la nature et des animaux.
Du même coup d'ailleurs, les personnages semblent bien fades, avec des traits presque figés et des réactions parfois sans fluidité.
Enfin, si seulement tous les mangaka pouvaient dessiner comme ça... (soupir, gros soupir...)
12/20
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