En revanche, il y a quelque chose que j’aime énormément : acheter, lire, feuilleter les livres de cuisine qu’ils soient anciens ou modernes.
La magie se dégage aussi bien d’un texte « technique » que de la transcription littéraire d’une recette. Et l’art photographique qui vient vous mettre l’eau à la bouche… Sans compter ces déjeuners sur l’herbe, ces banquets gaulois et autre pêchés de gourmandises que compte l’art et la littérature…
Mais comment faisait tous nos ancêtres pour cuisiner sans réfrigérateur, sans four, sans gaz, et sans électricité ? Et pourtant les sorbets et les crèmes glacées existent depuis tellement longtemps… et les fruits confits, et la morue salée…etc. Quelle inventivité pour charmer le palais des gourmets !
Quels mystères entourent les recettes de nos grands-mères ? Quel est ce mystérieux et indispensable composant qui fait le goût si extraordinaire de « la Marquise », cocktail familiale dont le secret se transmet de père en fils uniquement sur le lit de mort ?
L’art de la table n’est pas absent de la magie culinaire. Au moyen-âge, tous les mets étaient disponibles sur la table. Pas de fourchette alors, on mangeait avec les doigts. Et les plus pauvres se nourrissaient de féculent comme la châtaigne. Et d’ailleurs comment faisait-on sans pomme de terre ni tomates, sans poivron, sans poivre ?
Mais il y a aussi dans la présentation des plats, dans leur histoire, dans leur confection, une sorte de mystère qui n’est pas à la portée des papilles mais bien des yeux. Les livres de cuisine méritent leur place dans nos bibliothèques et sur nos chevets autant que les Saints Livres ou Spirou …
Livres, recettes et petites histoires du goût, du « bon goût » devrai-je dire…. Méritent bien qu’on s’y attarde avant même de cuisiner et de manger les bonnes nourritures de cette Terre…
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