Ayant moi-même connu une période de chômage très éprouvante psychologiquement et financièrement, je me sens en
droit de critiquer un peu tous les biens pensants gauchisants… car il n’y a pas que les lois ou les politiques gouvernementales à critiquer. L’attitude de nos concitoyens
est lourdement responsable du mal-être social en France. Quelques exemples :
- Ma première visite aux ASSEDIC était surréaliste.
Déjà nous avions un ticket avec un numéro sous prétexte d’anonymats. Mais quand on est au chômage, c’est de reconnaissance de soi dont on a besoin avant tout. Le droit d’exister en tant qu’être humain et non pas en tant que chômeur, … et être réduit à ce numéro sur un bout de papier, c’est terrifiant !
Ensuite, la documentation dans le centre (pour passer le temps) ne concernait que les aides qu’on pouvait obtenir. Rien sur la recherche d’emploi. Rien sur le comment ne pas sombrer dans la dépression du désœuvrement…
Pire que dans un hôpital psychiatrique, les portes des « conseillères » du centre n’avaient pas de poignées extérieures, de sorte que depuis le couloir on ne puisse entrer dans le bureau… voilà quelque chose de très flippant ! L’affirmation technique que le chômage rend effectivement fou et agressif… et surtout que l’entrée dans le bureau du conseillé est uniquement permis par sa propre volonté… on se sent dominé par le petit chef de service et non assisté… Par comparaison, l’accueil au Centre des Impôts est bien plus agréable et sympathique qu’aux ASSEDIC.
Lorsque j’ai fait remarqué à ma conseillère qu’il n’y avait pas de poignée à sa porte, elle m’a avoué ne pas y avoir prêté attention... en dix ans de carrière !
Ma conseillère ASSEDIC, quelle merveille ! Elle m’a d’abord indiqué que mon dossier était parfaitement rempli et qu’il était complet de toutes les pièces nécessaires à son traitement. Mais il a quand même fallu que je le ramène trois fois de suite parce qu’il y manquait un document. Trois fois un document différent. Et trois fois on m’a indiqué un seul document manquant, le tout envoyé par la Poste avec un timbre à 1 euro 50, alors qu’il eût été tellement plus simple de lister les pièces manquantes en une fois, ou même que la conseillère me le dise le jour de mon premier rendez-vous… !!!
Enfin, la conseillère se trouvait être aussi ma voisine dans l’immeuble où j’habitais. Pas une fois elle n’a répondu à mon
« Bonjour ». Pas une fois elle ne m’a demandé où j’en étais de ma formation… oui parce que ma période de chômage était liée à une période de formation destinée à me faire progresser
dans mon métier… et ça les conseillés des ASSEDIC y z’aiment pas beaucoup les gens qui progressent, surtout si au final c’est pour gagner plus qu’eux…
- Ma première visite à l’ANPE
Enorme cette première visite. Il m’a déjà fallu comprendre pendant dix bonnes minutes la différence entre ASSEDIC et ANPE. Le premier enregistre, le second… ??? … Mieux vaut entrer dans une boite d’intérim que d’aller dans le second… J’ai déjà du leur expliqué ce que je faisais et à quelle aide de formation j’avais droit. En plus, pas plus qu’aux ASSEDIC, ils ne semblaient comprendre qu’on puisse quitter son job pour suivre une formation pour progresser en compétence… Evidemment la compétence n’est pas encore un mot tout à fait adopté par la fonction publique, ni adapté. On est compétent quand on arrive dans la fonction publique mais après… ???!!! Tout est une question d’attitude. Soit on se définit comme travaillant « dans » ou « pour » la fonction publique, soit on se définit comme « fonctionnaire »… Le fonctionnaire par définition pantoufle, se plaint et emmerde les administrés avec des tampons et un jargon administratif qu’il est incapable de vous expliquer…. Sinon il ne serait pas fonctionnaire !
Alors à la question de la fusion ASSEDIC-ANPE, on a deux attitudes :
- soit : « Je suis contre car nous n’avons pas le même statut ! … »
- soit : « Je suis pour car ça nous permettrait de mieux aider les gens ! … »
Deux attitudes de citoyen. A vous de voir !

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